Acide folique : entre alimentation et supplémentation

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Acide folique : entre alimentation et supplémentation
Acide folique : entre alimentation et supplémentation

Rôle de l’alimentation dans la prévention de la maladie d’Alzheimer.

Le statut en acide folique (vitamine B9) apparaît comme un paramètre biologique à surveiller de près chez les personnes qui avancent en âge.

Chez la personne âgée, les apports nutritionnels conseillés (ANC) en vitamine B9 sont fixés à 400 µg jour. Pour les chercheurs de l’université de Californie, qui ont suivi pendant 9 ans près de 600 personnes âgées de 60 ans et plus, il ne fait pas de doute que parvenir à ce statut en vitamine B9 est un objectif très salutaire. Les personnes bénéficiant d’un apport en acide folique correspondant à l’apport nutritionnel recommandé ont deux fois moins de risques de contracter la maladie d’Alzheimer que celles dont l’apport est moindre. Ces résultats incitent à surveiller la consommation en vitamine B9 !

Mais avant de penser “comprimé de vitamine”, Il vaut mieux penser “alimentation”, qui permet de se procurer assez facilement cette vitamine. Il suffit de connaître la teneur des aliments contiennent beaucoup d’acide folique, mais sont consommés peu fréquemment. Pour d’autres, la teneur est modeste, mais ils sont consommés plus fréquemment (lire plus bas).

Il existe des situations de déficit en acide folique. C’est le cas très souvent dans la population des personnes âgées qui vivent en institution. C’est aussi le cas chez les personnes vivant à leur domicile et présentant un état de malnutrition.

Une étude hollandaise, publiée en 2007 dans l’hebdomadaire médical anglais The Lancet, décrit les effets d’une supplémentation en acide folique pendant trois ans, chez des personnes âgées de 50 à 70 ans, présentant initialement un taux insuffisant en acide folique. Le groupe de ceux qui ont reçu la supplémentation en acide folique se distingue par la supériorité de leurs performances cognitives.

Où trouve-t-on de l’acide folique (vitamine B9) ?

Parmi les aliments les plus riches en acide folique, la palme revient incontestablement à la levure. Avec plus de 1000 µg de vitamine B9 pour 100 grammes, elle caracole largement en tête du classement.

Puis il y a ceux dont la renommée n’est plus à faire en matière d’acide folique : les foies notamment d’agneau et de veau mais aussi le foie gras.

Plus loin derrière, mais cependant bons pourvoyeurs d’acide folique, on trouve certains légumes à feuilles : les épinards, le cresson, la chicorée, le pissenlit, la mâche mais aussi le melon avec une teneur comprise entre 100 et 200 µg pour 100 g d’aliments. Dans la même catégorie, se positionnent les graines telles que noix et châtaignes, les pois chiches et aussi les fromages affinés, tels que le brie, les bleus, le chèvre, affichant une teneur vitamine B9 entre 100 et 150 µg pour 100 g d’aliment.

Un autre groupe d’aliments se distingue par une teneur moyenne en vitamine B9 (entre 50 et 100 µg / 100 g  d’aliment) mais qui peuvent être consommés très fréquemment et en quantité relativement importante. On trouve d’autres légumes : la laitue, les endives, les choux, les poireaux, les artichauts, les haricots verts, les courgettes, les avocats, les betteraves, et en saison asperges, radis. On trouve également des légumineuses : petits pois, lentilles. En queue de classement, avec une teneur moyenne plutôt basse (20 à 50 µg / 100 g), on trouve les carottes, tomates, oignons, le potiron, maïs, poivron, les agrumes, la banane, le kiwi, les fruits rouges, dattes, figues, œufs, autres fromages, le pain.

 

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