Et après que faire ?

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Et après que faire ?
Et après que faire ?

Les programmes de stimulation cognitive ont une durée limitée dans le temps. Et après trois mois passés en groupe, que faire ? Le sentiment de revalorisation qui habite la plupart des participants vont-ils s’estomper ? Ils étaient parvenus à réinvestir les territoires de la vie quotidienne et développer des capacités créatives : vont-ils parvenir à maintenir ces acquis ?

Les créateurs de ces programmes insistent particulièrement sur la nécessité de transférer dans la vie quotidienne les stratégies apprises aux ateliers. Mais chacun sait dans son for intérieur que maintenir le cap est subordonné à la volonté propre de chacun. Ce transfert est possible chez les seniors bien portants, beaucoup plus délicat chez les personnes touchées par la maladie. Et c’est bien difficile de conserver un dynamisme inébranlable lorsqu’on se retrouve seul(e) ou dans des situations ressenties comme des échecs, même si l’autonomie préservée est l’enjeu de cette démarche volontaire.

Des séances pour le malade mais aussi son entourage

L’entourage proche, le conjoint ou les enfants jouent un rôle capital auprès du malade surtout quand, dans un premier temps, une stratégie de maintien à domicile est choisie. De plus en plus fréquemment, lorsque des séances de stimulation cognitives sont proposées à ceux qui les aident. Lorsqu’ils accompagnent leur proche malade, ils sont, eux aussi, pris en charge de leur côté. Les thérapeutes les informent sur les différents aspects de la maladie. Ils leur enseignent les points forts de la stimulation cognitive, comment ils peuvent la pratiquer avec leur malade, de quelle manière ils peuvent le transférer dans la vie de tous les jours. Mais attention ! L’aidant ne remplace pas le rééducateur. Ce n’est pas son rôle, ce ne sont pas ses compétences !

Un suivi peut être organisé

Conscients de cette problématique, les professionnels qui bâtissent les programmes de stimulation cognitive proposent d’autres ateliers mémoires qui prolongent le bénéfice du premier.

Dans le cadre de l’accompagnement d’un malade, les ateliers pour le malade sont de plus en plus jumelés avec des ateliers proposés à l’aidant (famille ou soignant).

Lorsque les familles souhaitent une démarche individuelle auprès de leur malade, les séances de stimulation cognitive sont alors assurées par un psychothérapeute au domicile, permettant une adéquation avec la réalité quotidienne de la personne.

Autres formules à faire chez soi

Il existe d’autres façons de pratiquer une stimulation cognitive. Des programmes ont été mis au point pour être pratiqués à l’aide d’un ordinateur par le biais de CD-ROM ou de sites internet.

Le programme d’entraînement cérébral HAPPYneuron® de la société Scientific Brain Training (SBT) a été mis au point des experts en neuropsychologie et psychologie cognitive. Ce programme, destiné à tous les âges, propose des exercices balayant cinq grands secteurs cognitifs : mémoire, attention, langage, fonctions exécutives et traitement visuo-spatial. Il est recommandé d’utiliser le programme trois à quatre fois par semaine, par séance de 10 à 40 minutes. A chaque instant, l’utilisateur peut mesurer ses progrès.

Un autre système, SmartBrain®, d’origine espagnole (diffusé par la fondation ACE, institut Catala de neurosciences aplicades), propose des exercices sur CD-ROM.

Tandem

Le projet national “Tandem” piloté par le Pr Anne-Sophie Rigaud, de l’hôpital Broca de Paris, en partenariat avec les groupes hospitaliers de Grenoble et Toulouse, a pour objectif la mise au point de logiciels permettant au patient et à son entourage de reproduire les exercices de stimulation cognitive habituellement effectués en milieu hospitalier chez eux, sans rompre les liens sociaux grâce à un système interactif de vidéoconférence.

 

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