Examens complémentaires

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Examens complémentaires
Examens complémentaires

Votre médecin peut vous prescrire des examens complémentaires. Ces examens servent avant tout à déterminer le type d’incontinence dont vous souffrez : incontinence d’effort, incontinence par impériosité, incontinence mixte ou incontinence par regorgement.

Débitmétrie

Il s’agit d’une mesure simple du débit urinaire lors d’une miction. Le résultat est exprimé en ml/min. Un débit normal est supérieur à 20 ml/min. Cet examen permet au médecin de savoir si votre débit urinaire est normal ou non.

Tests urodynamiques

Ces tests visent à explorer le fonctionnement de votre vessie ; le plus important est l’urétrocystomanométrie. Pour cet examen, une sonde recouverte de capteurs de pression est introduite dans votre vessie et un autre capteur de pression dans votre rectum. La sonde instille de l’eau dans la vessie pour reproduire le remplissage vésical. En parallèle, les capteurs de pression enregistrent la pression dans la vessie et dans l’urètre en fonction du remplissage vésical. Chez le sujet normal, la pression dans la vessie est basse durant la phase du remplissage, entre deux mictions. Au cours de la miction, la pression monte brutalement dans la vessie qui se contracte alors que la pression chute dans l’urètre qui s’ouvre. L’urine s’écoule ainsi vers l’urètre, ce qui correspond à la vidange vésicale. L’urétrocystomanométrie est surtout utilisée pour confirmer une incontinence par impériosité. Chez un sujet victime de ce type d’incontinence, les pics de pression visibles sur les tracés correspondent à des contractions anarchiques du muscle détrusor durant la phase de remplissage de la vessie.

Insuffisance rénale

L’insuffisance rénale chronique définit une atteinte progressive et définitive du fonctionnement des reins. On parle d’insuffisance chronique terminale lorsque la destruction du tissu rénal est telle qu’un recours à la dialyse ou à une greffe rénale s’avère nécessaire.

Analyses de sang

Chez certains patients, des échantillons de sang sont prélevés pour doser la créatinine en vue d’évaluer la fonction rénale. En effet, une mauvaise vidange de la vessie, notamment en cas d’incontinence neurogène ou d’incontinence par regorgement, peut s’accompagner d’infections urinaires à répétition. Lorsque ces infections touchent le tissu rénal, l’incontinence urinaire peut être associée à une perte de la fonction rénale.

Examens radiologiques

Les causes de l’incontinence urinaire étant multiples, votre médecin doit identifier la cause principale de vos problèmes. Deux techniques d’imagerie médicale sont surtout utilisées à cet effet. Le premier test, l’urographie intraveineuse, consiste en l’injection d’un colorant dans une veine périphérique, colorant qui est ensuite éliminé par les reins. Une série de radiographies sont réalisées à des intervalles réguliers. Elles délimitent le contour des reins, des urètres et de la vessie, permettant ainsi au médecin d’inspecter l’anatomie de toute cette région. Le deuxième test est l’échographie. Grâce à cette technique non invasive utilisant des ultrasons, le médecin peut se faire une idée précise de l’état de vos reins, uretères, vessie et urètre.

Cystoscopie

Cet examen, réalisé à l’aide d’un cystoscope (minuscule télescope inséré dans la vessie. Elle permet notamment de déceler des tumeurs vésicales. La cystoscopie peut être réalisée sous anesthésie locale, moyennant un cystoscope souple. Elle peut également s’effectuer à l’aide d’un cystoscope rigide, nécessitant alors une anesthésie générale.

 

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