Guérir c’est possible

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Guérir c'est possible
Guérir c’est possible

Avec un peu de patience et une prise en charge adaptée, le SFC va s’atténuer pour s’améliorer chez près de la moitié des malades et disparaître pour 10% d’entre eux.

Malgré son caractère chronique et donc désespérant, nombreux sont les malades qui vont voir leur état s’améliorer progressivement avec une prise en charge adaptée comportant notamment un réentraînement à l’effort physique. D’après les statistiques disponibles, on estime en effet que 17 à 64% des malades vont connaître une atténuation du SFC et que 10% vont guérir (le SFC disparaît). En revanche, 10 à 20% des malades vont voir leur état s’aggraver au fil des ans.

Notons toutefois que la subjectivité de la plupart des symptômes rencontrés dans le SFC et parfois l’état de détresse psychologique du malade rendent difficile une évaluation objective de l’amélioration ou de l’aggravation du syndrome. Quoi qu’il en soit, la plupart des SFC s’améliorent dans les 2 à 3 ans qui suivent le diagnostic.

Ceux qui s’en sortent

L’évolution du SFC semble offrir un meilleur pronostic chez les enfants et les adolescents, en effet, 80% connaissent une amélioration même s’il persiste quelques symptômes chez certains. Enfin, ceux qui paraissent connaître une amélioration identifient des périodes intermittentes de rémission de la fatigue. Ressentir une amélioration, même temporaire, est donc un signe d’évolution positive. Enfin, la qualité relationnelle amenée par les soignants lors de la prise en charge influence également le pronostic.

Il est donc important d’avoir confiance dans les thérapies mises en route et d’adhérer totalement à la prise en charge proposée.

…. et ceux qui s’aggravent

Le pronostic de l’évolution du SFC chez les personnes âgées n’est pas bon. Un SFC installé depuis plus d’un an et demi constitue aussi un facteur de risque d’une aggravation du syndrome ainsi qu’une fatigue particulièrement intense. L’existence de maladies psychiatriques associées (primaires ou secondaires à l’installation du SFC), comme l’apparition d’une dépression sévère par exemple, contribue à l’établissement d’un mauvais pronostic. Une étude néerlandaise vient de démontrer avec certitude que l’absence d’activité physique suffisante aggravait le SFC, preuve qu’il faut littéralement se bouger pour s’en sortir ! Selon des médecins américains, présenter huit autres symptômes inexpliqués, en plus des symptômes mineurs proposés par la classification de Fukuda, constitue un facteur de risque de persistance de la fatigue plus de 2 ans et demi après le diagnostic. Il en est de même des troubles de l’humeur avant la survenue du SFC. Enfin, cette étude pratiquée sur 78 patients permet de retenir l’âge “critique” où le pronostic concernant l’évolution du SFC est mauvais : 38 ans ! Un âge à prendre avec précaution dans la mesure où tout dépend de l’ancienneté du SFC. En conclusion, si l’on devait retenir une chose, c’est qu’il vaut mieux consulter rapidement en cas de fatigue chronique et ne pas attendre plus d’un an et demi !

Ne pas minimiser l’importance du psychisme

Les médecins ont également remarqué que les patients qui attribuent leur SFC à des causes physiques telles que la pollution, une infection virale, voire un “empoisonnement” au sens large, ou bien qui minimisent les causes psychologiques, personnelles ou familiales, constituent une classe de malades à risque d’aggravation. Cette attitude va pénaliser le malade et entretenir les symptômes. Avoir une approche purement somatique de son trouble est donc un élément péjoratif.

 

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