Incontinence et chirurgie pelvienne

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Incontinence et chirurgie pelvienne
Incontinence et chirurgie pelvienne

Après une chirurgie pelvienne, il n’est pas rare de voir apparaître des pertes involontaires d’urine. Le plus souvent, ces fuites ne sont que temporaires et disparaissent spontanément. Parfois, hélas, elles persistent et entravent significativement la qualité de vie.

Pourquoi des fuites urinaires ?

Après une intervention sur le petit bassin, les fuites urinaires peuvent s’observer, tant chez l’homme que chez la femme. Ces fuites sont dues à des traumatismes pouvant concerner les muscles du plancher pelvien, le sphincter vésical ou les nerfs qui contrôlent le fonctionnement de la vessie. On peut également voir apparaître une fistule entre les organes du petit bassin, responsable de fuites urinaires.

Chez l’homme…

Souvent réalisée en cas de cancer de la prostate, la prostatectomie totale consiste à réséquer toute la prostate ainsi que les vésicules séminales. Or, comme la prostate est en relation étroite avec l’urètre, la partie initiale de ce dernier est aussi réséquée avec la prostate et la vessie est reliée au canal urétral restant. Dans les suites de l’intervention, certains hommes éprouvent des difficultés à retenir les urines. Pas étonnant, vu qu’une partie du sphincter vésical a été supprimée, alors que le sphincter restant est affaibli et se fatigue vite.

En cas d’hypertrophie, bénigne de la prostate, la résection chirurgicale de l’adénome est parfois envisagée. Lorsque l’adénome a une taille petite ou moyenne, il peut être enlevé en introduisant l’instrument de résection par l’urètre: c’est la résection transurétrale de la prostate. Lorsque l’adénome est trop volumineux, une incision de la paroi abdominale est nécessaire. Ces deux cas de figure comportent des risques d’incontinence, qui sont toutefois faibles. Les fuites urinaires sont souvent secondaires à une lésion du sphincter vésical au cours de l’intervention.

Chez la femme….

L’hystérectomie consiste à réséquer l’utérus. Le but final est de traiter certaines affections gynécologiques, comme les fibromes ou plus rarement, les cancers du col de l’utérus, des ovaires ou de l’endomètre. Comme toute chirurgie, cette intervention peut avoir des effets indésirables, notamment des dommages au niveau du sphincter vésical ou de l’urètre. Des prolapsus uro-génitaux ont aussi été rapportés. Des fuites urinaires peuvent faire suite mais sont relativement rares. La chirurgie d’un prolapsus a pour but de traiter une descente d’organes, notamment la vessie, l’utérus ou le rectum, faisant suite à un affaiblissement du plancher pelvien. Elle vise à replacer le ou les organes vers le haut et à le / les fixer dans le petit bassin. A distance de l’opération, une récidive du prolapsus et de l’incontinence urinaire peut parfois survenir. La colposuspension est utilisée pour traiter l’incontinence urinaire d’effort chez la femme. Toutefois, des échecs sont possibles et les fuites urinaires peuvent réapparaître après l’intervention.

Fistules

Après certaines interventions comme l’hystérectomie ou après un accouchement par césarienne, certains femmes sont victimes de fuites urinaires parce qu’un trajet anormal s’est formé entre des organes du petit bassin : vessie et vagin, uretère et vagin ou vessie et utérus. On parle de fistules. Elles sont le plus souvent traitées par chirurgie.

Interventions sur le rectum

Au cours d’interventions sur le rectum, le chirurgien peut endommager par inadvertance les nerfs du petit bassin, notamment ceux qui contrôlent l’émission des selles et de l’urine, ou blesser un organe du petit bassin. Une incontinence anale ou urinaire peut s’ensuivre. Si vous souffrez d’incontinence après l’intervention, le chirurgien qui vous a opéré vous reprendra en charge.

 

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