Incontinence par impériosité

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Incontinence par impériosité
Incontinence par impériosité

Alors que l’incontinence par impériosité est peu fréquente chez la femme, elle est la forme la plus rencontrée chez l’homme.

Terminologie utilisée

Dans la littérature ou sur le web, de nombreux termes sont utilisés pour désigner ce type d’incontinence : incontinence par instabilité vésicale, vessie hyperactive, vessie irritable, urgence mictionnelle, besoins impérieux…. Ainsi, il n’est pas toujours facile de trouver son chemin dans la jungle des dénominations.

Qu’est-ce que c’est ?

Responsable de 10% des cas d’incontinence chez la femme, cette forme d’incontinence se caractérise par des contractions anarchiques du muscle détrusor, ce qui déclenche un besoin impérieux d’uriner. Ces contractions anarchiques sont associées à de fortes augmentations de pression dans la vessie. Aussi longtemps que la pression vésicale reste inférieure à celle du sphincter vésical, ce dernier reste verrouillé et aucun écoulement d’urine ne se produit. Dans le cas contraire, le verrou est forcé et le sphincter ne parvient plus à retenir l’urine : il y a fuites urinaires.

Quelles sont les manifestations cliniques

Le symptôme clé est la survenue soudaine de besoins impérieux d’uriner. Contrairement à la personne en bonne santé, ce besoin n’est pas progressif mais d’emblée très intense. Si la miction n’est pas possible, des fuites d’urine s’ensuivent. Comme ces besoins impérieux ont tendance à se répéter durant la journée, ils entraînent une augmentation de la fréquence des mictions, donc une pollakiurie. Il n’est pas rare que les personnes atteintes aillent au moins 10 fois aux toilettes, dépendant du volume des boissons. Vu que les besoins impérieux se manifestent également la nuit, il y a nycturie, définie par au moins deux mictions nocturnes.

Quelles en sont les causes ?

Dans certains cas, la cause exacte de l’incontinence urinaire n’est pas connue. Dans d’autres cas, les contractions anarchiques du muscle détrusor coexistent avec une infection des voies urinaires. Cette forme d’incontinence peut également être associée à certaines conditions neurologiques, comme un accident vasculaire cérébral, la neuropathie diabétique ou la sclérose en plaques. Chez l’homme, elle est beaucoup plus courante et coexiste fréquemment avec un obstacle à l’écoulement d’urine. Le plus souvent, il s’agit d’une hypertrophie bénigne de la prostate.

formes mixtes

Certaines personnes souffrent à la fois d’incontinence d’effort et d’incontinence par impériosité. On parle alors d’incontinence mixte, qui représente environ 49% des cas d’incontinence chez la femme.

Neuropathie diabétique

Au cours du diabète, surtout lorsqu’il est mal contrôlé, une atteinte des nerfs peut s’observer. Elle se manifeste au début sous forme des fourmillements, de picotement et d’engourdissements au niveau des pieds. Une atteinte des nerfs végétatifs qui commandent les organes internes peut se manifester par des troubles digestifs, notamment une constipation, des chutes de tension, surtout lors du passage de la position assise à la position debout, ou des troubles de l’érection. Le traitement est purement symptomatique et consiste en l’administration d’antidouleurs. La prévention vise à bien contrôler le diabète pour éviter qu’une neuropathie ne se développe.

 

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