Incontinence : Symptômes et circonstances

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Incontinence : Symptômes et circonstances

L’incontinence d’effort est la forme clinique prédominante chez les femmes. Dans la littérature anglo-saxonne, elle est intitulée ” stress incontinence”.

Quels sont les symptômes révélateurs ?

À part la perte involontaire d’urine, symptôme majeur de l’incontinence urinaire, d’autres singes peuvent coexister. Ainsi, les fuites urinaires peuvent s’accompagner d’une fréquence de miction plus élevée que la normale : il s’agit de pollakiurie. Certains patients éprouvent une sensation de douleurs lors de la miction : les médecins parlent de dysurie. D’autres doivent se lever la nuit pour uriner (nycturie) ou ont des difficultés pour uriner (dysurie). Un besoin pressant et incontrôlable d’uriner est la caractéristique principale de l’incontinence par impériosité, qui est quelque peu différente de l’incontinence d’effort.

Quel est le mécanisme à la base de l’incontinence d’effort ?

L’accroissement de la pression à l’intérieur de l’abdomen au cours de l’effort peut entraîner une perte involontaire d’urine, en raison d’un mauvais fonctionnement du sphincter vésical. En effet, normalement l’urine qui se trouve dans la vessie exerce une pression sur le col vésical, qui en réponse à cette pression se referme afin de retenir l’urine à l’intérieur de la vessie. Pour garantir une bonne étanchéité, le sphincter vésical doit rester fermé même si la pression augmente, par exemple lors d’une quinte de toux. En l’absence de problèmes particuliers, la position du col vésical fait en sorte que l’augmentation de la pression induite par la toux se répercute de façon égale sur la vessie et l’urètre. Par contre, si le col vésical est déplacé par rapport à sa position initiale, la pression accrue s’exerce uniquement sur la vessie, et non pas sur l’urètre. Bilan : le sphincter vésical doit faire face à une trop grande pression, il ne parvient plus à assurer son rôle initial et laisse s’échapper l’urine.

Circonstances de survenue

L’incontinence d’effort peut survenir à l’occasion de tous les efforts physiques qui se soldent par une augmentation de la pression à l’intérieur de l’abdomen, tels que la toux, la course à pied, les rapports sexuels, le fait de monter les escaliers ou certaines activités sportives. Elle peut aussi se manifester au cours d’éternuements. Les jeunes filles sont parfois sujettes à une fuite d’urine survenant au moment d’un fou-rire, appelée “giggle syndrome” dans la littérature anglo-saxonne. Toutefois, cette forme d’incontinence urinaire est anodine et disparaît spontanément avec l’âge, sans intervention médicale.

L’incontinence en quelques chiffres

Le nombre exact de femmes qui souffrent d’incontinence urinaire est mal connu, car bon nombre d’entre elles n’osent pas parler de leur problème. D’après une étude récente, environ 30% des femmes qui ont vécu une grossesse et un accouchement en seraient touchées. L’incontinence urinaire est 3/4 fois moins fréquente chez l’homme que chez la femme. Pour cette raison, les données épidémiologiques se rapportant aux hommes sont plus pauvres que pour les femmes. Par ailleurs, l’incontinence urinaire chez l’homme se manifeste rarement comme un symptôme isolé, mais elle est souvent associée à d’autres signes en rapport avec un obstacle sur les voies urinaires basses.

Sujet tabou

En dépit des différences dans la fréquence de survenue, un point commun existe entre l’homme et la femme : l’incontinence urinaire représente encore un sujet tabou. Moins de la moitié des hommes souffrant d’incontinence urinaire consultent un médecin. Tout comme les femmes, ils tendent à éviter les contacts sociaux ou la pratique de certaines activités sportives de peur de se trouver dans des situations embarrassantes. Il est pourtant capital de briser ce cercle vicieux !

 

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