La fatigue, un signal d’alarme

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À l’instar de la douleur, la fatigue est un signal d’alarme ! Être fatigué doit inciter à se reposer… pour récupérer tout simplement. Mais derrière ce symptôme banal se cache des situations pathologiques.

Cette sensation désagréable à la même utilité physiologique que la douleur qui nous oblige à retirer la main sous un robinet d’eau trop chaude : c’est un signal d’alarme protecteur qui doit inciter à arrêter l’effort pour se mettre au repos et pour récupérer en éliminant les toxines et en rechargeant ses batteries en carburants, en vitamines, en oligoéléments et autres minéraux. Car être fatigué et s’arrêter permet d’éviter les éventuels accidents musculo-tendineux, le surentraînement chez un sportif ou le burn-out chez un travailleur acharné. D’où l’inquiétude ressentie par les personnes souffrant d’asthénie ou d’un SFC : la fatigue n’est pas améliorée par le repos ou la récupération habituelle et s’installe durablement, sans raison apparente puisqu’il n’y a pas ou plus d’efforts.

La fatigue……… pour améliorer ses performances !

La fatigue a donc comme justification la récupération qui permet de renouveler et même d’accroître son volume d’activité physique. Le seuil de fatigue va augmenter. En d’autres termes, l’entraînement permet d’être moins fatigué à volume d’entraînement égal. Il s’agit en quelque sorte d’un cercle vicieux bénéfique pour l’organisme : être fatigué et surtout bien récupérer permet d’améliorer ses performances… et reculer son seuil de fatigue qui permettra d’accentuer encore plus l’entraînement. CQFD ! D’ailleurs, en l’absence de récupération suffisante, un sportif peut se retrouver en état de surentraînement, autrement dit d’épuisement sportif. Certains mettent des mois à retrouver leur niveau initial !

Quand la fatigue vient du cerveau 

Le stress provoque la sécrétion d’endorphines ainsi que d’hormones qui vont précipiter la fabrication de cortisol. Mais ce n’est pas tout. Lors d’un effort musculaire ou d’un stress, le cerveau va augmenter la synthèse de tryptophane, un acide aminé précurseur de la sérotonine, un médiateur cérébral à l’origine du mécanisme de satiété (plus, elle est élevée, moins on a faim !), de l’humeur et du sommeil. Plus la sécrétion de tryptophane est importante, plus il y aura de sérotonine dans le cerveau qui va induire une diminution de la faim (à l’origine d’une baisse des apports alimentaires, facteur de fatigue), des altérations de l’humeur et une hypersomnie diurne.

Les mots pour le dire

En matière de fatigue, le vocabulaire employé spontanément permet souvent d’orienter vers l’origine de la fatigue.

Se sentir fatigué, oriente vers une asthénie, psychologique ou physique, voire vers une authentique dépression lorsqu’une tristesse l’accompagne.

Se sentir épuisé, en dehors d’un contexte sportif, amène à soupçonner un SFC ou une fibromyalgie, surtout lorsque l’épuisement s’accompagne d’autres signes évocateurs.

Se fatiguer à l’effort fait donc référence à un effort et à une fatigue vraie, d’ordre neuromusculaire, voire cardio-respiratoire.

 

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