Le bec Helloin (27)

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Image source Roland Brierre 
Le bec Helloin (27)
Image source Stanzilla 

Le bec hellouin (27), si l’église du XIVe siècle a disparu, la tour Saint-Nicolas, du XVe siècle, incrustée d’inscriptions gothiques, témoigne du prestige de l’abbaye médiévale.

Département de l’Eure

 

Dans le bocage normand, les petits bourgs tels que Beuvron-en-Auge ou Lyons-la-forêt se sont construits avec les ressources du pays : le bois et le torchis. Et si leurs imposantes maisons à colombages charment toujours l’œil, c’est bien grâce à leurs habitants qui ont su en préserver et en restaurer le patrimoine. C’est une Normandie éternelle, parcourue de rivières chuchotantes et immortalisée par les affichistes de chemins de fer nationaux qui continue aujourd’hui à prospérer entre haies vives et gras pâturages aux vaches placides.

Au premier regard, le Bec-Hellouin, niché dans la petite vallée du Becquet, semble n’être qu’un charmant village de plus en pays d’Ouche, avec ses maisons à colombages entourées de verdure. Mais c’est oublier l’abbaye du même nom, qui, comme un phare mystique, irradie la région depuis 1035, date de sa fondation par le chevalier Hellouin.

Haut lieu de la pensée occidentale, l’abbaye exerça une grande influence dans toute la Normandie pour devenir, au XXe siècle, un centre spirituel et culturel dont la grande bibliothèque ouvre ses portes aux théologiens du monde entier. On visite la nouvelle église, dont le chœur mi-ombreux abrite le sarcophage de pierre du chevalier fondateur. Quant au cloître au somptueux porche gothique, il n’a rien perdu de son mystère, ni le parc de son charme ténébreux.

Et, le dimanche matin, on vient de loin pour écouter les offices célébrés en grégorien, parmi les moniales de Sainte-Françoise-Romaine, vêtues de leurs longues coules blanches.

 

 

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