Le programme antifatigue et antidouleur

Merci de partager
0
fb-share-icon0
Tweet 168
Pin Share168
Le programme antifatigue et antidouleur
Le programme antifatigue et antidouleur

Changez votre vision du SFC !

En l’absence d’un traitement spécifique, l’amélioration du  SFC n’est possible pour l’instant qu’avec les thérapies cognito-comportementales qui permettent de changer la vision de la maladie afin de mieux lui résister.

Le plus difficile pour le malade est peut-être de faire le deuil d’un traitement miracle qui réglerait tous ses problèmes de fatigue, de douleurs et autres symptômes mineurs. Il va devoir se reconstruire au travers des différentes consultations. D’une certaine façon, la reconnaissance de la maladie par les soignants joue un rôle thérapeutique majeur et constitue un grand pas vers une possible amélioration. Toutes les études montrent bien que la prise en charge psychothérapeutique est essentielle dans la gestion de la fatigue. En d’autres termes, sans elle, il n’y a pas d’amélioration possible.

En quoi consistent les thérapies cognitives et comportementales ?

Le principe des thérapies cognitives et comportementales est basé sur l’hypothèse qu’au fil des mois et des années d’évolution du SFC, et quels que soient ses mécanismes intimes, la conviction qu’il s’agit d’une maladie uniquement somatique et le comportement de résignation du malade (inactivité) vont influer sur la persistance de la fatigue. En clair, le psychisme joue un rôle d’entretien. Ces thérapies comportent des entretiens réguliers avec des psychothérapeutes et durent plusieurs mois au cours desquels le malade apprend à accepter sa maladie dans toutes ses dimensions (corporelles, douloureuses, affectives, sociales, familiales ou encore professionnelles). Les thérapeutes doivent expliquer le SFC, ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas. Chaque symptôme doit être replacé dans le cadre d’un diagnostic du SFC car il n’y a pas de test de dépistage.

Engager une dynamique positive

Le malade doit admettre qu’il ne souffre pas d’une pathologie organique grave telle qu’un cancer par exemple et qu’il n’existe pas encore de traitement. Il doit comprendre que l’inactivité physique est source de fatigue et que par conséquent la reprise d’une activité physique modérée, même si elle est redoutée parce qu’elle génère de la fatigue et une accentuation des douleurs, va quand même améliorer son état général en reconditionnant ses muscles. Les thérapies doivent aussi déculpabiliser le malade vis-à-vis de son entourage qui doute souvent de la véracité du SFC. Elles permettent également de faire cesser le comportement d’évitement des activités et des situations potentiellement fatigantes car cette attitude aggrave la fatigue.

Les bienfaits constatés

Toutes les études le montrent : la prise en charge psychothérapeutique permet d’accepter le programme de ré-entrainement à l’effort et donc d’améliorer son état, au prix d’une augmentation transitoire des symptômes au tout début. De façon significative, le bénéfice des thérapies cognitives et comportementales porte aussi sur le sommeil, qu’elles améliorent, la fatigue, l’humeur et le handicap physique général, le malade retrouvant un niveau d’activité supérieur. À noter que le coatching téléphonique seul ne semble pas suffisant.

Une longue quête de reconnaissance

Le programme antifatigue et antidouleur

Lors d’un premier contact avec un psychothérapeute, le malade apparaît souvent au bout du rouleau, comme vidé par la fatigue et les douleurs, mais aussi par l’incompréhension de l’entourage ou du médecin. En effet, on ne mesure pas la débauche d’énergie du malade pour convaincre de la réalité de cette souffrance invisible qui dure depuis de si longs mois, voire de nombreuses années pour certains. Cette interminable quête de la reconnaissance de sa pathologie va s’avérer fatigante, elle aussi, et va contribuer à la lassitude du malade ainsi qu’à son repli.

 

Laisser un commentaire