le syndrome de fatigue chronique

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Qu’est-ce que le syndrome de fatigue chronique ?

Le syndrome de fatigue chronique, ou SFC, se définit par un état de fatigue, inexplicable au regard des causes habituelles de fatigue, associé à d’autres symptômes, subjectifs ou objectifs, inhabituels lors des autres états de fatigue.

LE SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE
LE SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE

Un peu d’histoire. Tout commence au début des années 1980, aux États-Unis. Les médecins constatent un nombre important d’individus fatigués, ou plus exactement asthéniques, depuis plus de 6 mois, présentant des accès de fièvre et de frisson, des insomnies, de douleurs articulaires, des ganglions, des maux de gorge et des maux de tête sans qu’on puisse expliquer pourquoi. Cet ensemble de signes touchait surtout les jeunes cadres urbains dynamiques, les yuppies (pour yong urban professionnals). Appelée dans un premier temps “la maladie des yuppies”, les médecins nommèrent rapidement cette maladie “syndrome de fatigue chronique”, ou “SFC”, dans la mesure où les yuppies n’en avaient plus l’exclusivité puisqu’à la fin des années 1980 une “épidémie de fatigue” toucha les habitants du lac Tahoe, aux États-Unis, après une infection par un virus herpès (HHV6). Rien qu’aux États-Unis, 3 millions de personnes seraient concernées. L’Angleterre en compterait un million et demi de cas et la France, 150 000. Une véritable épidémie qui touche toutes les couches socio-économiques, tous les pays et toutes les ethnies, 0.007 à 3 % des populations sont concernées.

Un problème de définition 

Du fait de son origine encore mystérieuse, le diagnostic de SFC demeure avant tout clinique et se réfère à une classification qui regroupe plusieurs critères majeurs et mineurs de la maladie. En 1988, une première classification a jeté les bases du SFC en individualisant ce syndrome et en regroupant ses principaux singes. En 1994, une nouvelle classification, plus homogène, a permis de mieux cerner le SFC et de permettre un diagnostic plus pertinent. Reconnue par les “CDC d’Atlanta” (centers for disease control and prevention), cette classification dite de “fukuda” fait désormais autorité au niveau international même si de nombreuses interrogations demeurent.

Fatigué depuis au moins 6 mois

“je suis au bout du rouleau, complètement épuisé. Et cela fait des mois que cela dure. Le pire, c’est que je ne sais même pas pourquoi.” C’est souvent ainsi que se présente la victime d’un SFC lors d’une consultation médicale. Une fatigue qui n’obéit qu’à des superlatifs. Une fatigue intense, proche de l’épuisement, qui dure depuis au moins 6 mois, sans raison apparente. Autrement dit, sans qu’une raison somatique ait pu être mise en évidence. Une fatigue qui est loin d’être isolée et qui s’accompagne d’un cortège de signes disparates qui vont interpeller le médecin… et retarder le diagnostic. En d’autres termes, il ne s’agit donc pas d’une dépression ou de la manifestation d’une pathologie organique méconnue.

Plus vieux qu’il n’y paraît

Malgré sa description relativement récente, il y a fort à parier que le SFC ne date pas des années 1980 et que nombre de maladies déclarées alors névrosées, neurasthéniques ou tout simplement dépressifs présentaient d’authentique SFC. De nombreuses observations présentant des similitudes avec le SFC attestent en effet de son existence à la fin du XIXe siècle. Le SFC avait alors pour nom l’encéphalite myalgique, la neuromyasthénie épidémique ou encore la “patraquerie” brucellienne ! Plus près de nous, dès 1934, de telles “épidémies” survinrent à l’hôpital de Los Angeles. En 1948, l’Islande en fit état. Vint ensuite le tour de l’hôpital de Londres en 1955 !

 

 

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