Les programmes de stimulation cognitive

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Les programmes de stimulation cognitive
Les programmes de stimulation cognitive

Ces programmes se composent en général de 10 séances de 1 h 30, à raison d’une par semaine. Ils sont adaptés au public demandeur : les préretraités, les seniors retraités, les personnes plus âgées présentant les premiers signes de démence (toujours en ambulatoire).

Deux approches complémentaires sont mêlées dans le déroulement des séances du programme : la théorie et la pratique.

  • L’approche théorique explique le fonctionnement du cerveau, de la mémoire et des autres facultés cognitives. Elle aide à comprendre les facteurs perturbateurs du fonctionnement cérébral et cognitif d’ordre organique, psychoaffectif ou par mauvaise utilisation des stratégies.
  • L’approche pratique consiste en la réalisation d’exercices conçus pour apprendre, de manière attractive, les stratégies de l’efficience cognitive. Gardons à l’esprit l’exclamation de cette dame âgée de 92 ans, vaillante et gaie qui s’étonne : “Je ne savais pas qu’à mon âge, j’étais encore capable d’apprendre !”

Une activité de groupe

Les ateliers mémoire sont animés par des neuropsychologues, des orthophonistes, des animateurs spécialement formés. Des groupes de 10 personnes sont constitués de façon homogène du point de vue l’âge, du niveau social et éventuellement du stade de la maladie. Les séances créent une dynamique de groupe favorable aux échanges sociaux et au renforcement des liens relationnels. Les mêmes personnes se retrouvent au même endroit avec le même thérapeute. Chaque réunion rompt l’isolement, lutte contre la désocialisation et constitue un moment de convivialité, de solidarité ou d’entraide. Les situations d’échec “je n’y arrive pas, je suis nul (le), ça va mal pour moi… ” sont traquées et bannies. L’attraction des séances repose sur la diversité des stimulations (auditives, visuelles…) et le renouvellement des exercices en évitant ce que Jocelyne de Rotrou, neuropsychologue clinicienne à l’hôpital Broca à Paris, appelle la ‘monoculture”. Penser que stimuler sa mémoire se résume à pratiquer les mots croisés, les mots fléchés ou le bridge est une vision réductrice qui n’apporte de réponses qu’à certaines situations et pas à d’autres.

Les stratégies cognitives mettent en chantier des stratégies classiques basées sur trois piliers : organisation, association, répétition.

Encourager les personnes à s’exprimer

L’organisation verbale est un aspect particulièrement travaillé lors des ateliers mémoire. En effet, le langage est le support princeps de la communication. Et cette sphère du langage est particulièrement sensible au vieillissement. En effet, pour l’animer, nous puisons dans un stock particulier qu’est le vocabulaire et pour puiser facilement dans ce stock, il doit être organisé. L’individu qui ne trouve pas aisément le mot correct ou adapté risque fort de se renfermer sur lui-même.

La mémoire temporo-spatiale est, elle aussi, un fil conducteur des programmes. Son altération, fréquente dès le début de maladie, est très handicapante et sanctionne sévèrement l’autonomie.

Des techniques adaptées aux stades léger et modéré de la maladie

L’objectif est de conserver l’autonomie des malades. Les techniques de rééducation cognitive sont focalisées sur cet objectif et s’attachent à leur faire mémoriser des noms propres, des itinéraires. D’autres techniques essayent de leur réapprendre des tâches précises de la vie quotidienne. Toute démarche tentée sera d’une part personnalisée, construite autour des centres d’intérêt importants pour la personne malade : voyages, événements historiques, loisirs pour lesquels ont perçoit l’intérêt du malade. D’autre part, elle s’appliquera à des situations concrètes rencontrées quotidiennement par le malade.

 

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