Les sens en éveil

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Les sens en éveil d’après le Dr Bernard Croisile, in votre mémoire, bien la connaître, mieux s’en servir Editions larousse 2004

Second point de départ possible de la mémorisation : les informations du monde extérieur captées par l’ensemble de nos récepteurs sensoriels.

Chaque organe sensitif reçoit des informations sensorielles par l’intermédiaire de récepteurs extrêmement sensibles et performants. Ces récepteurs sensoriels assurent la transmission de ces informations vers les zones cérébrales spécifiques. Les informations transmises sont analysées très brièvement. Ce moment est capital quand on songe à la richesse des informations du monde extérieur et leur capacité à nous construire, à nous impressionner. Et pourtant, cette mémoire sensorielle ne dure qu’une poignée de millisecondes. Pour ce qui est de la perception visuelle, elle est de l’ordre de 200 millisecondes !

Traitement des données

La mémoire sensorielle, si brève soit-elle, va confier son précieux paquet à la mémoire de travail, encore appelée mémoire à court terme. Elle porte bien son nom ! En effet, même si l’on est loin des caractéristiques d’extrême brièveté de la mémoire sensorielle, le laps de temps pendant lequel l’information sensorielle est maintenue par la mémoire de travail est relativement réduit, de l’ordre de 20 à 30 secondes.

Stockage

Une fois traitée par la mémoire à court terme, l’information va être stockée dans la mémoire à long terme. Ce qui a été vu, entendu, senti, touché, goûté va être installé de manière permanente dans cette mémoire à long terme.

La création de cette mémoire dépend des points de départ des processus d’enregistrement.

Si le point de départ est composé de connaissances culturelles ou générales, la mémoire à long terme qui lui correspond en fin de processus est nommée mémoire sémantique. Tout un champ de connaissance est fixé de manière permanente dans le cerveau.

Si le point de départ est composé de souvenirs datés et localisés, la mémoire permanente à long terme qui lui correspond porte le nom de mémoire épisodique. Comme le nom l’indique, elle se rapporte à un épisode précis de la vie d’un individu fixé à jamais dans son cerveau.

Ces deux mémoires permanentes – sémantique et épisodique – sont qualifiées de déclaratives et d’explicites. En effet, pour aller puiser dans leur stock, le rappel de l’information est toujours conscient et intentionnel. Lorsqu’on questionne ces mémoires, on peut verbaliser la réponse

 

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