Quand récidives et pyélonéphrite noircissent le tableau

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La cystite n’a généralement pas de caractère de gravité. Elle ne doit pas pour autant être prise à la légère puisqu’elle peut donner lieu à des complications plus ou moins graves, mais dans tous les cas invalidantes. Ainsi, dans la cystite, l’ancien proverbe “mieux vaut prévenir que guérir” est plus que jamais d’actualité.

Cystite récidivante

En principe, on parle de cystite récidivante lorsqu’au moins quatre épisodes de cystite surviennent par an. Ne vous y méprenez pas, ce cas de figure n’est pas rare. Au contraire, près de la moitié des femmes victimes d’une cystite développent par la suite des infections récidivantes. La cystite récidivante n’est pas anodine : en moyenne, chaque épisode de cystite est à l’origine de 6 jours de symptômes, de 2 jours de réduction des activités, d’1 jour d’incapacité de travail et d’1 demi-journée au lit. Les épisodes cumulés de cystite représentent donc une durée importante de désagréments.

Il faut savoir que dans la grande majorité des cas, les cystites récidivantes sont dues à des réinfections par des bactéries. Rarement, elles peuvent être provoquées par la persistance des bactéries dans le système urinaire, auquel cas des calculs ou malformations anatomiques sont souvent en cause. D’après certaines études scientifiques, chez les femmes souffrant de cystites récidivantes, les tissus recouvrant les voies urinaires pourraient présenter des caractéristiques facilitant l’adhésion des bactéries, expliquant la fréquence accrue des infections. Mise à part cette hypothèse biologique, des facteurs génétiques pourraient aussi être en cause.

En effet, les femmes ayant des mères souffrant de cystite récidivante courent un risque accru d’infections urinaires à répétition. Différents facteurs comportementaux semblent favoriser les cystites récidivantes dues à des réinfections bactériennes. En tête figurent des facteurs liés à l’activité  sexuelle, comme des rapports très fréquents et épuisants. Notez aussi que l’utilisation d’un diaphragme contraceptif et de spermicides fragilise également l’équilibre bactérien. D’autres facteurs comme la quantité quotidienne de boisson, la manière de se doucher ou encore la fréquence des mictions ont été évoqués, mais leur rôle dans la survenue des cystites récidivantes n’est pas totalement avéré. Quoi qu’il en soit, ces facteurs comportementaux sont modifiables et toutes les personnes “prédisposées” aux cystites sont encouragées à les corriger. Leur quotidien en sera certainement amélioré.

Inflammation du rein

En cas de cystite, les bactéries peuvent emprunter les uretères pour remonter jusqu’aux reins, provoquant leur inflammation. On parle alors de pyélonéphrite. Là encore, Escherichia coli est la bactérie la plus souvent responsable. Bien que redoutée, cette complication est relativement rare. Elle menace surtout les personnes diabétiques et celles ayant des défenses immunitaires affaiblies. Par ailleurs, certaines anomalies anatomiques des voies urinaires conduisant à une remontée des urines vers les reins peuvent favoriser la survenue d’une pyélonéphrite.

Prévenir les complications

Au vu des complications potentielles de la cystite, il est primordial de respecter à la lettre les instructions du médecin. S’il vous prescrit un traitement antibiotique pour une cystite d’origine bactérienne, prenez-le jusqu’au bout même si les symptômes s’améliorent. Dans un autre registre, il est indispensable d’appliquer certaines règles hygiéno-diététiques comme boire beaucoup d’eau, opter pour des sous-vêtements en matières naturelles ou encore aller aux toilettes régulièrement.

 

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